Les Nancéens et les Modernes

L'architecture de Nancy est réputée pour être un peu… décousue (promis, ce n'est pas l'habitant de la rivale messine qui parle), commettant parfois des grands écarts assez space.

Là, c'est juste quelques pas en bordure de la célébrissime Place Stanislas.



Pof. Juste derrière les immeubles classés XVIIIème, une belle daube carrée (l'Hôtel des Finances, iirc) dans laquelle se mirent les tourelles de l'Opéra de Nancy ('scusez le lyrimse).



Moi, ça me rappelle furieusement les extérieurs super-cheap dans San Ku Kai, quand il leur fallait des décors un peu futuristes, plus ou moins raccords avec les maquettes du palais Stressos (ou la prison Impériale, ou autre), pour pouvoir se battre à grands coups de trampoline devant. Mais siiiii.

Au pire, remplacez San Ku Kai par votre série Sentaï favorite, c'est pareil! Sauf pendant les plans de téléportation dans la carrière de pierres voisine. Là, forcément, ça ne fonctionne plus.

Il faut que j'aille trouver une carrière, moi.

Miami Vide

Dans la grande série «Vidons de toute substance les trucs qui nous ont fait un tant soit peu les çouilles en or de par le passé»:

[ ‘Miami Vice’ Theme: Axed, but Alive ][Article FoxNews]

En gros, Michael Mann aurait choisi d'écarter de son auto-remake de Miami Vice, à sortir bientôt dans les salles obscures, toute référence audio à l'univers original de la série. A commencer par le thème synthé-kitsch signé, à l'époque, Jan Hammer (imaginez, il jouait même du keytar­¹­ dans le vidéoclip!). C'est un peu inédit, mais en même temps, Michael Mann n'étant pas tout-à-fait un manche, on peut espérer un coup de génie là-dessous. Quoique, à voir le thème du trailer... Bon.

Selon les trivia d'IMDb, ce serait Hammer qui aurait décliné l'offre de reprendre son thème, «dans un autre style». On aura difficilement le fin mot.
Deux trucs marrants, quand même, du coup:
— les cols blancs des studios seraient moyennement heureux du peu de référence du film à la série originelle;
— un remix du Miami Vice Theme de Jan Hammer tournerait plutôt fréquemment dans les playlists radio US, profitant évidemment du buzz autour de la sortie du flim.

Bah moi, j'ira pas le voir, je crois.

[via MusicThing]

(¹): Keytar, anglicisme évidemment, formé de keyboard et guitar; clavier portable qui reprend vaguement l'ergonomie d'une guitare, dont il emprunte surtout la bandoulière. On n'a pas vraiment de mot correspondant sans ambiguïté pour ce type d'instrument, «guitare-synthé» désignant plutôt une (vraie) guitare pilotant un son synthétique, et «synthé-guitare» plutôt le son d'un synthé tentant d'imiter peu ou prou un son de guitare.

Marbeul Madnès



(Pfiouu, comment je fais pas mes fonds de tiroir, moi)

Disques mous

Parfois, derrière une pile de CD, on retrouve…



… une autre pile de CD.
J'en ai quelques-uns, comme ça, qui m'intriguent toujours quand je parcours le répertoire de mes albums mp3ifiés. Des manques que je ne m'explique jamais vraiment sur le coup. Je note, pour plus tard, de penser à rechercher ces originaux pour les encoder, puis j'oublie.
Et, un beau jour, ils réapparaissent.

Mais aujourd'hui, c'est relâche, parce que le lecteur/graveur, en plus de me rendre les galettes brûlantes, m'a l'air de moyennement encaisser la surchauffe ambiante. Terrible!

Dive !



Pasqu'il fait chaud.
Et aussi pour dire que la playlist de KFLT est toute fraîche. Elle. :)

Lester Voldenuit

N'étais pas sûr que le bouton de la radio KFLT était bien visible.
Au moins maintenant ça clignote pour attirer l'attention. Blink-blink!



Plusieurs références implicites dans le registre de la radio shack isolée en rase campagne:
  • WJAZ, la radio de Lester the Nightfly, sise au pied du mont Belzoni, et qui illumine l'album I.G.Y. de Donald Fagen;
  • le freezer en panne du Wolfman Jack d'American Graffiti;
  • le studio où les Soggy Bottom Boy enregistrent leur version terrible de Man of Constant Sorrow, dans O Brother, where are thou?


Global Warning

Pour les générations futures


En fait, ce sera déjà un screenshot très rigolo à ressortir dans six mois, quand on aura -10°c…
Parce que là, pour l'instant, c'est un peu n'importe quoi :) (et c'est pas fini)

Acte de mitoyenneté



Une photo ressortie des archives (février 2005, sauf erreur) suite à une note du blog WMMNA sur les groupes Flickr consacrés aux 'medianeras', murs mitoyens, qui révèlent à l'occasion d'une démolition un peu de l'intimité des anciens occupants d'une maison.
Sûr que tout le monde doit avoir ça en stock, la scène typique du pan de carrelage en plein mur retient toujours un peu l'œil du photographe. Évidemment, si on peut avoir un lavabo ou un robinet en prime, c'est d'autant mieux.

Liens :

Dossier à charge

Poésie urbaine trouvée griffonnée derrière un siège de TER, deuxième classe.
Stylo-bille sur Skaï¹.
Ère contemporaine, période dite de «la Descente en Vrille».



Juste pour tenter de garder le rythme des zup dates ...

¹) en fait, c'est du Texoïd®; je le sais, j'en ai cousu quelques kilomètres…

Connaissance du Monde

Fascinant voyage des grains de sable saharien qui parcourent des centaines de kilomètres…



… juste pour pourrir la vie des automobilistes maniaques (là, ça n'est clairement pas mon cas, et je l'assume!).

Maloku

Ai quand même vu hier un monsieur se faire sortir à «Qui veut gagner des millions» (oui, j'ai le zapping malheureux, des fois), et tant pis si je fais mon Guy Carlier, mais franchement je lui souhaite, à ce monsieur, d'être parti pour de loooongues vacances.

Parce que sinon ça ne va pas être trop facile, le retour au boulot lundi matin, après s'être gaufré à la tévé sur:
  • Qu'est-ce qui gravite autour de la Terre? (la Lune, le Soleil et deux autres propositions, genre Vénus et Saturne)
Le monsieur, il a grillé un ou deux jokers, avant de répondre "le Soleil", et c'était vraiment son dernier mot. Sans rire. On a d'ailleurs noté une activité sismique étrange du côté des tombes de Copernic et Galilée…
Alors là, quand même, on a entrevu tout le potentiel diplomatique de Foucault, parce que, il faut bien avouer, ce serait facile d'enfoncer malencontreusement la tête du monsieur sous l'eau. Alors que non, franchement, il l'a laissé se débattre avec son dilemme, sans se moquer, non, non, non, c'était vraiment tout empreint de dignité solennelle comme mise à mort.

Moi j'espère juste que les collègues du monsieur, ou même ses copains de pétanque, ils seront aussi indulgents. Sinon, ça va fuser, les «Alalala, Robert, tékon !», à l'apéro.

P.-S.: en plus d'une casserole médiatique, pourvu qu'il soit aussi reparti avec quelques € le monsieur. Ce ne serait qu'une mince consolation, mais bon...
P.P.-S.: évidemment, c'est troublant de devoir se faire à l'idée que la Terre n'est pas plate, je comprends le monsieur, je ne lui jette pas la pierre. J'avoue que j'ai un peu moins de compassion pour les marchands de rêve de TF1, stou...

Point zig-zag



Parfois, au boulot, nos imprimantes se prennent pour des plisseuses de chez Paquin…

Struktur

Cotées à l'Argus

Ca devait être le printemps des reprises, ou approchant. Quoique de toutes façons, c'est toujours peu ou prou la saison des reprises décalées en ce moment. Tout bien réfléchi, pour ma part ça n'a jamais vraiment arrêté depuis quelques années, quand je suis entré en collision avec le premier album des Moog Cookbook.

En tout cas, le mois dernier, on a eu:
  • Une seconde Nouvelle Vague, «Bande à Part». J'avais moyennement accroché au premier album. Ce n'est pas que l'enrobage latino me dérange beaucoup, à la base (cf. plus bas); je pense que je n'étais surtout pas tellement attaché au répertoire choisi, très très dark. «Bande à Part» semble puiser en partie dans une new wave beaucoup plus pop (Blondie, Yazoo, Visage…), le genre de tubes qu'on était bien plus susceptibles d'entendre à l'occasion, même quand on n'était pas spécialement versé dans ce style particulier. J'ai goûté leur 'Let Me Go' (Heaven 17), et ça me parle davantage, déjà…
    Me demande quand même si le 'Shack Up' du CD bonus, c'est celui d'A Certain Ratio.

  • The Sunshiners, greffe de reggae roots sur une playlist anglo-saxonne 80's (Human League, Bowie, Supertramp, Depeche Mode, etc.). Les échantillons sur leur site sont pour le moins emballants. Ouicheliste, très certainement. [via Checklist, [Music Blog]]

  • ... et puis mon messie à moi que j'ai, mon Jésus personnel, Uwe Schmidt, qui sous les traits de Señor Coconut poursuit son œuvre de déconstruction déconno-latinophone. Après Kraftwerk («Baile aleman»), et l'incontournable galerie de hits (Sade, Deep Purple, les Doors, etc. dans «Fiesta Songs»), il braque sa moulinette à mambo, cha-cha et mérengué sur... Yellow Magic Orchestra.

    WAW.

    Ce sera «Yellow Fever», avec des guests plutôt pas piqués des vers: Ryuichi Sakamoto et Harry Hosono (tous deux ex-YMO, of course), Towa Tei, Mouse on Mars, Akufen, Schneider™, et Jean Passe.

    Yellow Fever
    Demain,
    il sera mien...

Everything counts ...

... in large amounts

Quotidien des hommes-sandwich


Et ouais, y'a pas du taf tous les jours…

(toute vieille photo loupée que j'ai retrouvé dans mes archives)