2SPT : lundi 8 août 2011 (3/7)

 
Je retourne au Port-Musée de Douarnenez. C'est une visite que j'avais reportée l'an dernier avec comme bonne raison, tiens, tiens ! une météo capricieuse. Je connais l'endroit depuis sa création, voici presque vingt ans.

A l'époque, c'était une réalisation tonitruante [L'Express, 1993] lancée dans la foulée incroyablement populaire des rassemblements de vieux grééments de la fin des années 80. Le quai grouillait d'activité, un atelier spécial y était aménagé pour laisser admirer les charpentiers de marine à l'œuvre sur les coques qu'ils fabriquaient à l'ancienne. Hélas, le montage financier se révèlera quelque peu optimiste [Libé, 1995 (!)], et il faudra vite réduire la voilure, sinistre ironie. La démolition de l'atelier-expo et l'abandon de la quille du magnifique clipper dont la construction était projetée, marqueront physiquement le lieu.

Aujourd'hui, avec des objectifs moins ambitieux, le "Port Rhu" s'est recentré sur  une muséographie érudite, et d'importantes expositions temporaires. Cette année, je m'en serais voulu de manquer l'exposition Georges Bertré, heureusement encore visible cet été. Ce photographe amateur, descendant d'une famille norvégienne établie à Douarnenez, sillonna la région, de 1910 à 1913 principalement. Ses clichés sont autant d'instantanés (dont certains en 3D, s'il-vous-plaît) sur un quotidien aujourd'hui disparu.
Dépaysement d'un autre genre ensuite avec les "Voiles Anciennes du Bengladesh", somme ethnographique sur le savoir-faire maritime et fluvial d'un pays qui a dû, par force, composer avec les éléments.
Le musée "à flot" est toujours là lui aussi. Je constate avec dépit que j'ai emporté un peu trop de matériel pour pouvoir me glisser dans certaines coursives. Pourtant il y a des images sensationnelles à faire là-dessous. En fait, non, il n'y a pas que le matériel, globalement ces coursives ont dû rétrécir, ça n'est pas possible autrement.

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