Play it again, Nam


Ah non, mais où on va, là?
La télé de Nam June Paik a zappé pour de bon, à Hawaii, samedi dernier.

Sony fête l'Année du Chien en mettant au placard son Aibo tape-à-l'œil (et aussi Qrio, qui lui était rigolo).

Et au final, Frantico, et ben c'était Lewis Trondheim (du moins selon Le Monde, qui lâche l'info mine de rien... [via Abdel-Inn]).

Mais qu'est-ce que c'est que cette année qui commence comme une fin de siècle?!?!!?!!?

Ca s'peut pas ...

... Clarika le dimanche aprèm' chez Drucker...

Ah ben si.
Bon Sang, ils ne vont pas nous la surexposer comme Camille, maintenant qu'elle duote avec Lavilliers!

Bon, sinon, changement de playlist sur KFLT le 28/01, et petite mise à jour des liens, là, à droite...

... ja tvoi Rabotnik ! [II]

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A ma gauche, le Klassiker Kraftwerk Roboter.
A ma droite, un monsieur arborant l'interface gestuelle GipsyMIDI, un outil extrapolé pour la musique à partir de systèmes de motion-capture.

Hérédité comique, et coïncidence sympa quand je me régale justement du double-DVD live de Kraftwerk.
A l'heure où, à chacun de leur soubresaut people, personne ne manque jamais de rappeler le sempiternel statut de Papys-du-rock des Rolling Stones, l'intégrité maniaque des quatre Kraftwerk, monolithiques sur scène, campés chacun derrière un simple laptop Vaio, dépasse les clichés terrestres, et de très loin.
A-ero-dynamic ...

Maintes et maintes fois samplés (cf. l'affaire bien connue de 'Trans Europ Express', réutilisé à l'arrache dans le 'Planet Rock' d'Afrika Bambaataa), les robots de Düsseldorf continuent d'inspirer l'industrie musicale. Mirwais, engagé par Madonna sur son 'Music', décalquait tous ses riffs de ceux de 'Trans Europ Express', justement; ça fait un peu mal, après Taxi Girl, ou même la patte de ses propres titres solos. Le mois dernier, un clip en live, sur MTV, m'emmenait les sourcils sur le dessus de la tête: Talk de Coldplay. Une sorte de paupe guitaristique passe-partout, de laquelle le riff de 'Computer Love' émergeait assez péniblement (le bootleg KW vs. CP en devient quand même aisé, du coup).
Je n'ai jamais vraiment réussi à m'intéresser à Coldplay, ni même à ce bout de scène en général. Ca ne va pas arranger les choses: la ritournelle naïve de Kraftwerk, employée pour motoriser un hit un peu mou, 80's a la Big Country/U2, c'est un peu du pléonasme redondant, de la pâtisserie miel/Nutella™, 200% de bonnes intentions et des réveils pâteux.
Toujours pareil, le mieux, le bien, vieille bagarre.

Ni mieux, ni bien, la greffe d'ABBA dans le hit actuel de Madonna est un truc tellement énorme, au-delà du grotesque.... N'en parlons plus... Le plus triste, c'est juste l'implication de Stuart Price, aka Jacque Lu Cont, aka Les Rythmes Digitales et acteur principal de Zoot Woman, dans le projet. Il me faudra sans doute faire contre mauvaise fortune, bon cœur, et subir l'écoute du CD: ce que fait ce monsieur ne saurait être ni complètement mauvais, ni vraiment inintéressant. Enfin j'espère...

Ja tvoi Sluga !

Ich bin ein Favicon

L'était temps !



Donc normalement, ça, ça devrait remplacer le B orange de Blogger en guise d'icone, dans les barres de nav.
Merci à André Sterpin de m'avoir rappelé la démarche.
Pour la conversion en .ico, il me semblait qu'il existait une astuce toute bête sous Windows, mais dans le doute, le convertisseur online de DynamicDrive, il est bien.

Séquence(s)



Autre séquence.

Vous êtes ici




... ou là.

Plaisir d'essence


Préformatage

Avec Leaps Sounds, on avait entendu un recueil de morceaux «calibrés» pour la seconde manquante au passage de 2005 a 2006.
La compilation Amazon Grace s'attaque à un autre prédécoupage arbitraire: celui des 30 secondes de musique disponibles en guise d'échantillon gratuit sur Amazon, FNAC.com et consorts. En observant la seule contrainte formelle d'une durée maxi de 30 sec., la flopée d'artistes réunie compose le seul album écoutable gratuitement, et en intégralité sur Amazon¹. Provoc'! Rigoureusement incontournable!
[via David F Presents]

1: pour peu qu'Amazon le distribue un jour, évidemment. En attendant, on peut se le procurer directement chez YYY, le label.

Verdun-Plage


Délicieux morceau de géographie alternative rescapé de l'improbable abandonware "The Train Escape To Normandy", jeu dont je suppose le point de départ inspiré très librement de The Train, de Frankenheimer, et encore plus librement encore de certaines réalités topographiques... Pour les moins familiers de la géographie lotharingienne, notons que les positions relatives de Metz (origine du train dans le jeu) et Nancy sont vraisemblables. Voilà, on a fait le tour des features vraisemblables!
L'improbable ville de (Pont-?)Levis symbolise peut-être Pont-à-Mousson... Marne constitue un raccourci possible de Châlons/Marne, et Tour une version express de Tours. Mais le propos du jeu (du moins celui de son titre) étant de rallier la Normandie, on supposera donc que le bord Ouest de la carte, avec l'intrigant terminus Rivière, représente un bout de mer entre Manche et Atlantique... pas loin de baigner Verdun, soit dit en passant.
Notez bien! la Tranchée des Baïonnettes ne se visite plus qu'à marée basse: on ne compte plus les touristes emportés par le reflux; cependant la montée au phare de l'Ossuaire de Douaumont est ouverte toute l'année! Enjoy!

Souvenirs d'une époque lointaine où il fallait plier la réalité du terrain aux exigences d'un cadre aussi étriqué que rectangulaire. Les jeux ont bien changé, ce sont les n'enfants qui n'en parlent le mieux:

Parker: Are you serious?
EGM: Yup. When you lose all your lives, you have to start over. You don't keep going.
Parker: And you guys back then were OK with this?

Agrippa, IRL

The mechanism: stamped black tin,
Leatherette over cardboard, bits of boxwood,
A lens
The shutter falls
Forever
Dividing that from this.
William Gibson. Agrippa (A Book of the Dead)

Difficile de ne pas songer à la litanie poétique de Gibson en découvrant ces images orphelines, oubliées dans d'antiques appareils photographiques, ou quasiment bradées, mises au rebut sans remords, par albums entiers...

Selon la légende, Agrippa (A book of the Dead)devait être diffusé sur une disquette auto-destructible, à usage unique. Ca ne s'est jamais fait, et au contraire, même, le net a donné au texte un refuge pérenne. Et maintenant, où ira-t'on repêcher nos images auto-destructibles? Dans les stacks de disques durs loués à FlickR et ImageShack, peut-être...
Chez n'importe quel hébergeur, en fait.
Elles y sont même déjà, à la portée d'une requête standard:

Résolution

... éviter les soldes au rayon Jouets.



Nan, mais c'est la faute aux les petits génies de chez Neutronbot, en fait... Les petites pièces zarbes qu'ils ont, ça m'intriguait, nous on n'avait pas ça, dans l'temps! [via Nextbrick]

Centre Pompidou-Rausch-Metz

Alors voilà, d'ici deux ans et quelques, on devrait voir ça de près:

Centre Pompidou Metz
"LE" Centre Pompidou-Metz...

Le projet est signé en 2003, et, depuis:
  1. on a droit chaque mois à un article officiel sur le projet dans la presse municipale;
  2. ça tchatche un peu partout (et presque chaque mois dans les colonnes dévolues à "l'opposition" dans la presse municipale) au sujet du coût du bidule, de sa pertinence, etc., etc., ça dit que c'est un projet pharaonique monté par l'indéboulonnable maire de Metz (35 ans aux commandes...), qu'on est passé de 35M€ à 60, non mais rendez-vous compte? etc, etc.
  3. ça use un peu, à la longue...
Je me dis in petto que s'ils sont capables de nous pondre quelques expos temporaires de la classe d'Hyperréalismes, qui s'était tenue à Strasbourg en 2003, ou Design Japonais 1950-1995 à Beaubourg il y a dix ans, ça me consolera déjà pas mal des taxes d'habitation qui seront parties là-dedans.
Non, en fait, l'amusant, c'est que j'ai eu envie de parler de ça au moment même où Émile raconte l'expo "Ashes and snow" de Gregory Colbert, montée à Santa Monica dans une structure temporaire, le Nomadic Museum, dessinée par Shigeru Ban... Comme le Centre Pompidou-Metz.
It's a small, small, cyber-world...

39 000 000 pixels [EDIT]

"I saw somebody taking pictures with a film camera yesterday. That painful way he had to stop and compose his shots... It was like watching a guy write with carbon-paper and a manual typewriter. I never used to carry a camera in the days of yore; there's nothing more likely to signify you as a tourist and a mark for hustlers. But I've got a digital camera in my pocket most every day now. It's a routine."


On peut ne pas adhérer à la vision très subjective que Sterling porte sur le rapport argentique/numérique en matière de photographie dans cette causerie internautique (qui aborde par ailleurs un tas d'aspects divers, et que je n'ai pas encore fini de digérer). Car il n'est finalement pas plus juste de réduire le film à ses inconvénients matériels que de s'en tenir à cette image simpliste de bloc-note anodin pour le numérique.

Or, sans vouloir relancer quelque querelle que ce ce soit, je voulais juste rapprocher deux news qui tombent ces derniers jours, alors que la santé précaire du marché argentique était déjà visible dans les résultats financiers plus que préoccupants des labos et fabricants de chimies et papiers (Ilford, Kodak, etc.).
  1. Nikon annonce officiellement sa politique: plus aucun modèle argentique dans sa gamme, hormis quelques modèles 'pro' [News Reuters via ExtremeTech]. Voilà, comme ça, c'est clair.
  2. Et comme le domaine professionnel n'est plus, de longue date, un refuge très sûr pour l'argentique, Hasselblad assomme tout le monde avec un combo boîtier/dos de 39 Mpix.
Ploum, ploum...

Every iPod you see is a dead Walkman. When photography shops die, their souls probably go to FlickR.
Ibid.


[EDIT du 20/01/2006] Voilà, une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, on lira non sans un pincement cette news donnée par EZ dans les commentaires: Konica Minolta quitte carrément le secteur photo [en]. Ca bouge, tout ça, ça bouge....

Red is dead ?

I Love Green !

Bring me Hope !

Excellente soirée CFSL Monthly, où, en plus de rencontrer plein de gens gentils, j'ai enfin pu adopter officiellement mon doudou made in Hellgy...

Biou, LJ, Hope le Doudou
... aka Hope.

Brin de conduite
Hope, qui connaît déjà le chemin de la maison (c'est pratique).


Merci Hellgy! (pour le badge pas .net, on rectifiera le tir!)

Dernière seconde

Les temps changent, alors qu'Harlan Ellison nous avait gratifié de son "Paladin de l'Heure Perdue", nouvelle par ailleurs adaptée dans le revival 80's de la Twilight Zone, on a eu droit à une seconde de bonus seulement entre 2005 et 2006. Recalage des horloges atomiques, prise en compte de l'allongement de la période de révolution terrestre, tout ça...
Les gens de CreateDigitalMusic ont eu l'idée de composer collectivement une ode à la Seconde Intercalaire, un assemblage de miniatures sonores d'une seconde chacune. Le résultat de la "compilation" vient d'être posé en ligne... C'est rigolo, on dirait un générique de grand Zapping... [lien]

And now for sumthing campletly diff'rent...
Toujours via CDM, c'est Robert "King Crimson" Fripp qui est en charge du sonal du futur OS Windows Vista... Au moins, ça va, après Brian Eno, ils n'engagent pas des manches côté bande-son, chez Microsoft... [lien]

... ja tvoi Rabotnik !


Humains, restez vigilants!
Préparez-vous à vous défendre!

L'Esprit de ?

Il doit bien y avoir un nom malin pour ça, un peu comme L'Esprit de l'Escalier, enfin un raccourci dans ce goût-là.

Genre, on se promenerait dans un Palais des Glaces, à la Fête Foraine. Dans le plancher, et au plafond, il y a des petites rainures partout, agencées en cellules triangulaires. Dans certaines rainures, un forain retors a glissé un panneau de verre (ou de plexi), sur toute la hauteur de la pièce. Dans d'autres rainures, pas. Donc, certaines rainures délimitent soit un seuil, soit une paroi. 0, 1...
Alors on dirait que depuis un moment, qu'à force de précaution, on a su déjouer les pièges du labyrinthe, en lisant son chemin dans les rainures. On prend de l'assurance, ou plutôt on relâche son attention. Après tout on s'en faisait un monde, mais cet environnement, c'est no big deal, comme un poisson dans l'eau, on est.
Et c'est là que l'environnement reprend le dessus, et nous un panneau de verre (ou de plexi) dans la figure, en général...

Des panneaux de verre (ou de plexi), je m'en prends de temps en temps, en ce moment. Par exemple là, vers 21h, quand je me dis que j'appelerais bien ma mère pour prendre de ses nouvelles, parce que c'est l'heure, entre les infos et le flim, où je ne la dérangerai pas. Et que l'environnement me rappelle que ce n'est plus trop la peine.
Il y a un forain retors qui n'a pas fini de se terrer derrière son hygiaphone!

Les Tontons Flingués

Suis tombé en zappant sur "Les Tontons Flingueurs", sans me faire mal heureusement.
J'ai dû tenir une quinzaine de minutes... Passons sur le fait que ça a naturellement vieilli, c'est le lot de tous les classiques. Non, le pire, c'est que, les dialogues d'Audiard étant devenus la ressource providentielle de tant de cinéphiles en mal de citation spirituelles, ils paraissent aujourd'hui complètement creux, vidés de toute substance. En corollaire, sur le net, on est assurés de croiser des bataillons de *Volfoni*, des kilomètres de signature à base de Tontons lyophilisés et de «y'a d'la pomme» hors-contexte...

Je ne m'en étais pas rendu compte jusque là, mais c'est un peu triste de voir des fans dissoudre à petit feu leur icone...
Ah! Ca, y'en a qu'ont pas fini de tourner!

Table Rase


Voilà, c'est fait, clés de l'appartement rendues vendredi; l'an dernier, en somme.
Il a fallu un peu courir sur la fin: les quelques jours de neige particulièrement mal venus ont torpillé notre programme, avec les allers-retours en voiture chargée à bloc sur le verglas, mais ça aurait pu être pire. Nous nous sommes défaits de pas mal de choses, les employés des déchetteries commençaient d'ailleurs à nous connaître, et on en a gardé encore plus. Hallucinant ce qu'on peut accumuler durant une vie, et de se dire que, de ce point de vue-là, nous sommes sans doute à l'image des parents... ça promet...

D'ailleurs, si nous nous sommes bien, matériellement parlant, partagés les objets utilitaires, j'ai l'impression que nous nous sommes seulement provisoirement réparti le reste, le «sel de la vie», un fonds disparate qu'on va s'efforcer de pérenniser.
Différentes strates d'une vie en coupe, les bouts d'histoire familiale, les hobbies éphémères et les durables. Il y a de tout, des photos, beaucoup de photos, entre autres d'une campagne en Indochine dans les années 50, plusieurs générations de matériel ciné/photo, des maquettes de trains dans différentes échelles, de bateaux à divers stades d'avancement, d'avions sans ailes... Des tonnes d'ouvrages sur la Bretagne, sur les fortifications de la 2nde G.M.... De la vaisselle de collection ou complètement anodine.... Une édition d'époque du Petit Prince, du Silence de la Mer.... Des précis de Scoutisme, de véritables Matriochkas datant de bien avant la fin de la guerre froide... De tout... Ô Prévert!

On n'a pas vraiment détaillé, chacun se charge de ce qu'il peut, en fonction de ses capacités d'hébergement et des ses affinités. Mon F2 est meublé en style Louis Caisse! Mais maintenant, on peut creuser à loisir, prendre le temps de redécouvrir des souvenirs oubliés, tout ça, tout ça.
Mission accomplie, mais on a encore à faire.

P.S. Mise à jour la playlist de KFLT. Dedans, il y a la version qu'Herbie Hancock a refait de son 'Watermelon Man' avec les HeadHunters, juste pour l'intro flûtée.
A force de me plonger dans les coupures de 'Système D' et autres 'Mécanique Populaire' collectées par mon père, je me suis mis à redécouvrir la version moderne, et limite geek, du DIY au travers de sites comme le blog de MAKE:, et la blogosphère techno-iconoclaste attenante (Gizmodo, CreateDigitalMusic, etc.). De fil en aiguille, j'en suis aussi venu aux gadgets étranges, comme cet orgue à bouteilles de bière, qui revisite en version MIDIfiée une invention du XVII° siècle. Et le son (ne loupez pas la démo sur le générique de Star Wars) me rappelle l'intro flûtée de la version qu'Herbie Hancock a refait de son 'Watermelon Man' avec les HeadHunters.
C'était tout.